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L'intelligence artificielle va-t-elle remplacer les thérapeutes ?


Ce que votre corps sait déjà !

Face à la montée de l'IA, la vraie question n'est peut-être pas celle que l'on croit.


L'IA peut elle remplacer les thérapeutes?

L'intelligence artificielle s'invite partout, dans nos outils de travail, nos téléphones, et maintenant dans nos montres. Elle annonce l'état de notre journée avant même qu'on ait eu le temps de prendre notre premier café.

Mais au fond, est-ce vraiment une bonne nouvelle ?

Et que dit tout cela de notre rapport à nous-mêmes ?

Ces derniers mois, je l'entends de plus en plus souvent, en consultation, en formation, dans les couloirs des entreprises que j'accompagne :

"Et toi, tu as peur de l'IA ?"

La question revient comme un refrain, souvent teintée d'anxiété, parfois d'agacement, parfois d'un humour un peu crispé qui dit beaucoup sur l'inconfort qu'on ressent sans toujours savoir comment le nommer.

Je ne suis ni ingénieure, ni futurologue. Je suis thérapeute psychocorporelle, maître praticienne Reiki à Bordeaux et formatrice spécialisée dans la gestion du stress et la communication non violente.

Mon terrain, c'est le corps, le souffle, les émotions, la relation humaine. Et c'est justement de là que j'aimerais vous parler de l'IA depuis cet endroit-là, pas depuis les chiffres ni les rapports.



La peur de l'IA : un symptôme familier

"Je vais perdre mon travail." C'est souvent la première phrase qui sort, surtout chez les jeunes professionnels, les juniors qui arrivent sur le marché de l'emploi en se demandant si leur place existera encore dans cinq ans. Et cette peur est légitime, je ne suis pas là pour la balayer d'un revers de main.

Mais ce qui m'intéresse, c'est ce qui se passe juste en-dessous de cette peur. Parce que dans ma pratique, j'ai appris que les grandes peurs collectives ont presque toujours un fond commun : la peur de perdre le contrôle.

"Nous vivons dans une société où l'on nous a appris à tout gérer par la tête. Anticiper, planifier, maîtriser. L'IA vient bousculer cette illusion de contrôle et c'est là que ça fait vraiment mal."

Peur du changement, peur de l'inconnu, peur de l'obsolescence...

Ces angoisses-là, je les reconnais bien. Elles ressemblent à celles de la personne qui arrive en consultation et qui me dit : "Je sais pas pourquoi, mais je me réveille la nuit. J'ai l'impression que tout peut s'effondrer."

Ce n'est pas l'IA qui crée cette fragilité. Elle ne fait que la révéler.


L'IA et la santé mentale : de bonnes questions à se poser.

Les articles fleurissent sur le sujet et certains sont passionnants. On parle d'IA capables de détecter des signes de dépression dans la voix, d'applications de "thérapie conversationnelle", de chatbots de soutien émotionnel disponibles 24h/24. Et maintenant, des montres connectées qui vous annoncent le matin : "Aujourd'hui, votre niveau de stress est élevé. Prévoyez des moments de récupération."

Je trouve ces innovations sincèrement intéressantes. Et en même temps, quelque chose en moi s'interroge profondément.


Les questions que je me pose et que vous pouvez vous poser aussi :

  • Est-ce que j'ai besoin d'un algorithme pour savoir que je suis fatiguée ?

  • Qu'est-ce que je perds si c'est une machine qui me dit comment je vais ?

  • À force de déléguer l'écoute de soi à des outils, suis-je en train de me couper encore davantage de mon propre ressenti ?

  • La technologie m'aide-t-elle à aller vers moi, ou à m'en éloigner un peu plus ?


Il n'y a pas de réponse universelle à ces questions. Mais elles méritent d'être posées. Parce que dans notre société, le problème de fond que je rencontre chaque jour en consultation, c'est précisément celui-là : nous sommes profondément coupés de notre corps.

Le grand oubli : notre intelligence corporelle

Nous vivons dans notre tête. Nos pensées, nos analyses, nos projections, nous y faisons une confiance presque aveugle. Comme si "penser" était la réponse à tout. Or la pensée n'est qu'une partie de nous. Une partie précieuse, certes, mais une partie seulement.

Le corps, lui, sait des choses que le mental refuse d'entendre. Il sait quand une situation ne nous convient pas. Il sait quand nous avons besoin de repos bien avant que nous l'acceptions intellectuellement. Il porte en lui toute notre histoire émotionnelle: les joies, les deuils, les tensions accumulées, les non-dits.


"Beaucoup de personnes que je reçois vivent des angoisses intenses, non pas parce qu'il se passe quelque chose de grave dans leur vie, mais parce qu'elles veulent tout contrôler par le mental et que le corps, lui, résiste."


L'angoisse, la peur, l'insécurité chronique : ce sont souvent les signaux d'un corps qui crie ce que la tête refuse d'entendre. Et la solution je le vois, je le vis avec mes clients n'est pas dans un algorithme de plus. Elle est dans le retour à soi. Dans le lâcher-prise. Dans cette capacité à se reconnecter au moment présent, à travers le souffle, le mouvement, la sensation.


Ce que la montre ne peut pas faire

Une montre connectée peut mesurer votre fréquence cardiaque. Elle peut détecter un sommeil agité. Elle peut vous envoyer une notification. Mais elle ne peut pas vous regarder dans les yeux au moment où vous vivez, conscientisez quelque chose d'important sur vous-même. Elle ne peut pas accueillir votre silence. Elle ne peut pas poser sa main sur votre épaule au bon moment.

La thérapie, la vraie, celle qui transforme en profondeur, passe par la relation. Par la présence. Par un espace humain où vous pouvez être vulnérable sans être jugée. Où votre corps, pas seulement vos mots, est entendu.


L'IA peut-elle remplacer un psychothérapeute ?

La question me revient souvent, et j'aimerais y répondre honnêtement plutôt qu'avec une certitude confortable.

Pour certaines formes d'accompagnement informer, structurer des pensées, offrir un espace d'écriture ou de réflexion à toute heure les outils d'IA peuvent avoir une utilité réelle, notamment pour des personnes qui n'ont pas accès facilement à un suivi. Je ne veux pas l'ignorer.

Mais remplacer la relation thérapeutique, avec tout ce qu'elle porte de vivant, d'implicite, de corporel ? Non. Je ne le crois pas. Et pas uniquement par corporatisme je vous invite à vous demander ce que vous avez vécu dans les moments où vous vous êtes vraiment sentie comprise, accompagnée. C'était par une machine, ou par un être humain ?

"Ce n'est pas l'outil qui guérit. C'est la rencontre. La qualité de présence. L'espace que l'on crée ensemble pour que quelque chose puisse se déposer, se transformer."


Et au travail ? Ce que l'IA révèle de nos peurs profondes

Dans mes formations en entreprise notamment sur la qualité de vie au travail, le stress et la communication non violente j'entends une variante de cette même peur : "Est-ce que mon poste va encore exister ? Est-ce que je vais être remplacée ?"

J'ai un module que j'intitule, avec une pointe de provocation bienveillante : "Et si on arrêtait de se plaindre au travail ?" non pas pour nier les difficultés réelles, mais pour explorer ce que nos résistances et nos plaintes disent de nos besoins non satisfaits. L'IA s'inscrit dans la même logique : elle réveille des peurs qui existaient déjà. Elle accélère des transformations qui étaient déjà en cours.

La question n'est pas "Comment arrêter l'IA ?" mais plutôt : "Comment est-ce que je veux traverser ce changement ? Depuis quel endroit de moi est-ce que je veux y répondre depuis la peur, ou depuis quelque chose de plus ancré ?"


La vraie révolution : revenir à soi

Ce que je propose dans mon accompagnement, que ce soit en consultation individuelle ou en formation, c'est peut-être le contre-pied le plus radical possible dans notre époque ultra-connectée : moins de technologie intérieure, plus d'écoute de soi. Moins de contrôle mental, plus de confiance dans l'intelligence du corps.

Pas parce que la technologie est mauvaise. Mais parce que nous avons perdu quelque chose de fondamental : la capacité à nous connecter à ce que nous ressentons, vraiment, sans intermédiaire. Avant de demander à une montre comment nous allons, nous pourrions essayer de poser une main sur notre cœur et de rester là, une respiration, deux respirations.

C'est là que commence la santé. Pas dans un rapport de données. Dans ce petit espace de silence qu'on s'offre.



Vous vous reconnaissez dans ces mots ?

Que vous traversiez une période de stress, d'anxiété face aux changements, ou que vous souhaitiez intégrer ces thématiques dans votre entreprise ou votre équipe je serais heureuse d'en discuter avec vous.




Basée à Bordeaux Croix Blanche, j'accompagne les particuliers et les entreprises dans la gestion du stress, le retour à soi et la communication non violente. Formatrice QVCT, j'interviens en entreprise sur des thématiques de bien-être au travail et de prévention des risques psychosociaux.


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Relaxation Méditative Bordeaux Catherine Delsol

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